French Kiss

Djamel Kokene

1968 -

Djamel Kokene

Djamel Kokene est un artiste contemporain né en 1968 à Ain el Hammam en Algérie. Titulaire d’une Maîtrise d’Arts, Philosophie et Esthétique, option cinéma, de ! ‘Université Paris 8 St Denis, il a également suivi les cours de !’Ecole Supérieure des Beaux-Arts de Paris. Il vit et travaille à Paris.

Réfléchissant sur les limites et les modes de production de l’art, l’artiste forge dès le début de son activité artistique divers concepts et outils ayant une forte dimension évolutive et mobile : Je concept d’«artiste stagiaire» fondé sur une capacité d’adaptation, de construction perpétuelle, puis celui de L ‘«École Mobile», tour à tour activée à Alger, à Bourges, au Caire et à Shanghai.

Entre 2002 et 2005, il initie le dispositif collectif La plateforme, laboratoire mobile de création artistique contemporaine sur le pourtour méditerranéen et en 2006, il conçoit et édite Checkpoint, revue d’art et des pensées contemporaines, trilingue, français/ anglais/ arabe.

 

La démarche de cet artiste se caractérise également par un travail plus intime explorant les tensions entre langage, pensée, forme et représentation. Le passage d’une forme à une autre, allant du dispositif à la sculpture, souligne l’aspect volontairement « éclaté » de son travail, tout en questionnant le statut du geste artistique, du média utilisé et celui de l’objet produit. Ses oeuvres mettent en jeu les contradictions propres à nos sociétés, écartelées entre la nécessité d’une communication-image et celle d’une compréhension par le langage et la pensée. Ainsi, il met en scène l’écrit dans de nombreuses oeuvres, parfois associé à des objets, toujours dans un ancrage conceptuel fort.

« Ce qui m’intéresse ici est le paradoxe sous-jacent aux sociétés contemporaines qui se traduit par un rapport de force entre soi et l’autre, soi et les autres. Un rapport d’où émerge une tension que tend à accentuer la globalisation au sein de laquelle la ville-mégalopole dessine une nouvelle architecture mettant sans cesse à l’épreuve nos désirs de construction, aussi bien individuelle que collective. »