Nouvelles Alliances

Sara Favriau

1983 -

Sara Favriau


Le cheminement artistique de Sara Favriau propose une relation au vivant, à l’autre et à l’art qui réponde à des temporalités longues.«Une pelouse perçante plus forte qu’un rocher»met en regard les récits vidéo de deux performances collaboratives, à la fois absurdes et éminemment poétiques. Un arbre pirogue traverse la mer pour rejoindre une forêt insulaire et une cabane de bois est mise à feu lors d’un cérémonial solennel. Sara Favriau place le métissage -des cultures, des médiums, des savoirs arts et sciences –au cœur de sa pratique. L’œuvre est rythmée par le récit d’une mythologie colombienne à propos de l’origine du monde, selon lequel d’un cèdre jaillit la vie.Ce même cèdre, dans lequel Sara Favriau a sculpté la pirogue, est un symbole divin dans de nombreuses religions ainsi qu’un symbole de résilience.Il a été mis en évidence qu’il pouvait résister contre sécheresse, pathogènes et changements climatiques. La mise à feu évoque l’épuisement des sols dans les forêts de plantations de bois Douglas du Morvan,dont le bois de la cabane est issu. Les flammes questionnent également la fugacité des œuvres d’art, de l’Homme face à l’immensité de vivant. Pour autant, le rituel est un feu de joie, une célébration de renaissance qui donne ravie à de nouvelles œuvres, la captation vidéo et les morceaux de cendres collectés. Chaque étape de l’œuvre, -sculpture, performance, vidéo -renaît à travers un médium autre. Réminiscence et résurrection; les transformations de œuvres de Sara Favriau interrogent la pérennité, le caractère cyclique du vivant.

Temps Forts 

Sara Favriau (1983) a bénéficié de nombreuses expositions personnelles et internationales, à la Fondation Carmignac (2021), à la Villa Noailles (2020 et 2021), à la Biennale de Rabat (2019), à la Biennale de Bangkok (2018) ou encore au Palais de Tokyo (2017). Elle a participé à de nombreuses résidences, dont le programme de la Royal Commission RCU and French Agency Afalula, opérée par Manifesto, à AlUla en Arabie Saoudite, en 2022. Son travail est présent dans de nombreuses collections publiques : FMAC (collection de la ville de Paris), FRAC Normandie Caen, FRAC Centre, MAC VAL, BAB (Bangkok Art Biennale). Sara Favriau est représentée par la Galerie Maubert.